Dans une logique de transition écologique, la Caf de l’Ain agit pour réduire l’empreinte environnementale du numérique et encourager des usages plus sobres.
Cette démarche se traduit par la mesure des impacts, l’optimisation des équipements et l’évolution des pratiques, afin de concilier performance, responsabilité environnementale et maîtrise des ressources.
Vers un numérique plus responsable et maîtrisé
Dans le cadre de sa démarche de numérique responsable, la Caf de l’Ain s’inscrit dans le déploiement de l’outil SOPHT, mis en place au sein de la Branche Famille pour évaluer l’empreinte environnementale des systèmes d’information.
Cet outil permet :
- de rendre visible l’impact carbone du numérique (matériels, réseaux, data centers, applications),
- d’identifier les leviers d’optimisation,
- et de disposer d’indicateurs fiables pour piloter les actions de réduction.
SOPHT contribue également à une cohérence nationale en alimentant des outils interbranches de suivi. Il constitue un levier structurant pour intégrer durablement la sobriété numérique dans les pratiques et accompagner les évolutions du système d’information.
La Caf de l’Ain s’inscrit dans le Digital CleanUp Day, initiative visant à sensibiliser aux impacts environnementaux du numérique et à encourager des usages plus responsables.
À cette occasion, des actions concrètes sont proposées :
- nettoyage des messageries et des espaces de stockage,
- tri des documents numériques,
- mise à disposition de dispositifs de collecte et de recyclage des équipements.
Cette mobilisation complète les actions déjà en place en matière de gestion des déchets numériques et recyclage des matériels. Elle contribue à développer une culture de sobriété numérique, en agissant à la fois sur les équipements et les usages.
Dans une logique de gestion responsable des ressources, le parc de téléphonie mobile a fait l’objet d’une optimisation en 2025. L’analyse des usages a permis d’ajuster le nombre de lignes aux besoins réels.
Le parc a ainsi été réduit d’environ 150 à 100 lignes, sans impact sur l’activité. Cette rationalisation permet :
- une meilleure adéquation aux usages,
- une simplification de la gestion,
- et une réduction significative des coûts.
Les dépenses mensuelles ont été divisées par deux, illustrant qu’une utilisation plus ciblée des ressources peut concilier efficacité opérationnelle, maîtrise des coûts et réduction de l’empreinte environnementale.
Réduire l’empreinte du numérique par des pratiques responsables
En 2025, à l’occasion du renouvellement du marché d’enlèvement des archives, une réflexion a été menée pour repenser le mode d’archivage des documents allocataires dans une logique de sobriété et d’économie de ressources.
Avant
Après
Un groupe de travail interne a ainsi revu l’organisation existante afin de supprimer l’utilisation de boîtes en carton, jusque‑là détruites avec les documents, et de privilégier des solutions plus durables.
La solution retenue repose sur la réutilisation d’enveloppes issues du processus de numérisation, permettant de limiter les déchets et d’éviter l’achat de nouveaux supports. Des dispositifs simples (séparateurs réutilisables, organisation des lots) ont été mis en place pour garantir la lisibilité et l’efficacité du système.
Cette évolution présente un double bénéfice :
- une réduction des déchets et une meilleure valorisation des ressources existantes,
- une économie estimée à environ 1 400 € par an, liée à la suppression des achats de boîtes d’archives.
Par ailleurs, le renouvellement du marché d’enlèvement des archives avec un partenaire du secteur adapté (ESAT) s’inscrit dans une démarche à la fois environnementale et sociale, contribuant à la qualité et à la traçabilité du traitement des documents en fin de vie.
Cette initiative illustre concrètement la capacité à intégrer les principes de numérique responsable dans les pratiques quotidiennes, en combinant efficacité, sobriété et responsabilité sociale.

